PRÉSENTATION PUBLIQUE | ATELIER VIDÉODANSE

Proximité et intimité

Au cœur d’une circulation médiatique intense, quel regard posons-nous sur les corps en mouvement ? Comment se définit l’espace intime à l’ère de l’égo-portrait ? Quelle frontière tracer entre l’intime et le public ? Dans cet atelier, les notions de micro-chorégraphie, d’autoreprésentation et du corps-de-la-caméra seront explorées à travers des séances de mouvement, de visionnement de films, d’échange en groupe et de travail avec la caméra. La proximité, la confiance et l’éthique seront au centre d’un travail convoquant simultanément la danse et le cinéma. Il s’agit d’un laboratoire à échelle humaine où la caméra deviendra extension des corps, prolongement de la vision et point de rencontre entre deux personnes.

 


Présentation publique : 15 janvier 2018  |  19 h 
GRATUIT
Studio Jeanne-Renaud – EJPP
RÉSERVATIONS : info@circuit-est.qc.ca


Priscilla Guy

Priscilla Guy est chorégraphe et cinéaste. Elle est directrice de Mandoline Hybride, une compagnie basée à Montréal qu’elle fonde en 2007. Elle cumule un répertoire d’œuvres hétéroclites (danse in situ, vidéodanse, scène) qui sont présentées internationalement. Depuis 2012, elle développe www.regardshybrides.com, une plateforme dédiée au développement de la danse à l’écran rassemblant des ressources et outils de recherche, offrant également des services de commissariat et d’accompagnement pour les artistes et diffuseurs. Depuis 2013, elle offre des ateliers professionnels à Circuit-Est centre chorégraphique en compagnie d’invités internationaux. En marge de son travail d’artiste, Priscilla poursuit des études doctorales à l’Université de Lille SHS (France). Ses recherches portent sur l’autoreprésentation des femmes à l’écran depuis des perspectives féministes.


Camille Auburtin

Camille Auburtin est une réalisatrice et danseuse, basée en Nouvelle-Aquitaine. Elle cumule quinze années de recherche autour du corps et du mouvement à travers différents objets cinématographiques : documentaires de création, films expérimentaux, portraits d’artistes et outils de médiation autour de la danse. Depuis 2013, elle déploie une démarche de création en milieu carcéral et crée des vidéodanses collectives avec les détenu(e)s des quartiers hommes-femmes de la Maison d’arrêt de Bordeaux-Gradignan. Elle s’intéresse à la tension qui existe entre dedans/dehors dans ce contexte et aux stratégies d’émancipation possibles entre corps et caméra en prison. Elle travaille actuellement à la réalisation d’un documentaire expérimental de longue haleine sur sa grand-mère maintenant âgée de 89 ans, ex-danseuse classique et atteinte d’Alzheimer. Ce projet filmique est le récit sensible et intime de cette relation, qui s’est construite dès l’origine, par le biais du corps et de la danse.

 

Photo : Priscilla Guy – Camille Auburtin © B. Gonzalez