Testo est un cimetière hanté par les fantômes de l’histoire queer. Le corps mis en scène se voit possédé par des mémoires et des figures oubliées qui habitent et fragmentent l’esprit. L’oeuvre interroge la nature de l’orientation sexuelle, de l’expression et de l’identité de genre, la division nature/nurture dans le conditionnement masculin à la violence, la colère et l’invulnérabilité. En passant par le conte de Pinocchio, des fragments de vie d’Hitler, la pensée de Bersani, Preciado, Dustan et par son expérience du masculin, le performeur interroge son rapport au désir, à l’image et la masculinité hégémonique avec le corps en relation à la matière comme langage.