Ça danse en MOI

Médiation culturelle

L’atelier Ça danse en MOI :
Session d’avril à juin
11 ateliers de 2 heures

En collaboration avec le CAVAC Montréal, le projet ÇA danse en MOI ! s’adresse aux personnes victimes d’actes criminels. La chorégraphe Sarah Dell’Ava, son assistante Laurie-Anne Langis, ainsi qu’Annick Cartier, psychoéducatrice, animeront des ateliers autour de la reprise de pouvoir sur la vie des participantes et les guideront dans un processus de création collective.

Les explorations seront ancrées dans des danses poétiques autour du cycle de la vie, comme un kaléidoscope d’expériences humaines. Un partage final facultatif devant un public choisi (sur invitation seulement) aura lieu à la fin du processus. Un espace sécuritaire trauma-sensible est offert tout au long de la session.

Les artistes

Originaire de Suisse, Sarah vit au Québec depuis bientôt 20 ans. Formée en danse contemporaine à l’UQAM, elle s’est spécialisée au fil du temps dans la guidance de processus de création avec différentes communautés, en collaboration avec d’autres organismes (Ville de Montréal, Corpuscule Danse, Danse-Cité, Circuit-Est Centre Chorégraphique, Agora de la danse, Berceurs du temps, Espace Oriri).

Le polyptyque chorégraphique ORIRI-ORIR-ORI-OR-O (2013-2022) dont chaque opus a été présenté à Tangente, a été une inlassable recherche sur l’Origine. À la suite de cette série est née O2, une œuvre pour une grande communauté de personnes de tous âges et expériences, présentée au FTA au sortir de la pandémie.

Ses œuvres sont multidisciplinaires et participatives, souvent organisées comme des « lieux », des espaces dans lesquels les spectateurs sont invités à se déposer et faire l’expérience de la durée, du temps kairos (O, O2, ORIR), dans le but de favoriser l’être ensemble et l’introspection.

Formée en danse contemporaine, depuis 2012 Laurie-Anne se forme de manière autodidacte et par transmission directe en voix, savoirs ancestraux et énergétiques. Sa pratique s’ancre dans une recherche de réconciliation entre le corps, la voix et les forces invisibles du vivant; à la croisée du rituel, de la performance et de l’exploration sensible. Ainsi, ael développe une esthétique du corps-perceptif : un corps qui écoute, transforme et déplace la danse du visible vers le ressenti, questionnant la hiérarchie des sens et le regard dominant. Ses créations tissent le poétique et le politique en abordant l’inclusion des publics marginalisés, l’écoféminisme, l’accessibilité sensorielle et la réappropriation du corps et de la parole, faisant de l’art un espace de soin collectif, d’émancipation et de transformation sociale.

À travers une approche transdisciplinaire, collaborative, souvent immersive, ses projets — tels mergingAu-delà du visuel et Scuse invitent à une expérience où les frontières entre public et interprète s’estompent, activant une écologie du lien où corps, voix et récit deviennent des lieux de mémoire, de résistance et de réenchantement du réel.

Passionnée d’humains, de connexions et de mouvement, Annick Cartier a partagé sa passion de la danse par l’enseignement durant plus d’une dizaine
d’années et à co-fondé le Studio Synapses. Sa fascination pour l’humain l’a amenée à se former en parallèle comme psychoéducatrice et à se spécialiser en
intervention de crise auprès des victimes d’actes criminels durant plus de 9 ans. Ces années d’intervention et de danse lui ont appris comment le corps est
souvent le reflet du monde interne, et comment l’expression à travers le corps et la parole sont des voies complémentaires pour cheminer vers un mieux-être.

En partenariat avec :